Rupture : comment le quitter (en douceur) ?

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Rupture: mode d’emploi !

 

Vos parents vous voient déjà mariés. Pourtant, aujourd’hui, vous n’êtes plus sûre de vouloir finir votre vie avec lui. Sauf que le quitter (et passer pour la méchante de service), c’est au-dessus de vos forces.
Avant, à vos yeux, il était le plus beau, le plus gentil, le plus attentionné. Sauf que ça, c’était avant. Aujourd’hui, tout a changé… et vous sentez que, finalement, Chéri n’est peut-être pas l’homme de votre vie. Bref, il va falloir rompre. Aller, on se remonte les manches, et on y va !

1. Prendre la décision
Une rupture, c’est (souvent) un acte définitif. Aussi, pas question de le quitter sur un coup de tête ! Avant de prendre la décision, posez-vous les bonnes questions :

« Avons-nous un avenir, tous les deux ? »
« Est-ce que je me sens bien, avec lui ? »
« Sommes-nous en train de traverser une crise, ou est-ce que j’y pense depuis longtemps, à cette rupture ? »
« Qu’est-ce que je ressens pour lui ? »
« Me sentirais-je mieux sans lui ? »
Vous n’êtes pas trop sûre de vous ? Peut-être devez-vous simplement faire un break : éloignez-vous l’un de l’autre pendant quelques temps… pour repartir ensuite sur de bonnes bases.

L’erreur à éviter : Claquer la porte juste après une grosse dispute. Une rupture, c’est un acte réfléchi, pas un défouloir !

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2. Cibler les motifs de rupture
« C’est pas toi, c’est moi » : peu importe la durée de votre relation, votre futur-ex mérite un peu mieux que cette explication bancale, non ? Alors avant de lui annoncer votre départ imminent, prenez le temps de cibler les vraies raisons qui vous poussent à le quitter.

Posez-vous au calme, avec un papier et un crayon, et analysez objectivement ce que vous ressentez. Bref, il s’agit de répondre à la question « Qu’est-ce qui ne va pas entre nous ? »
« Cette étape est aussi très importante pour votre partenaire, précise Florence Escaravage. Ça va lui permettre de tirer un enseignement de la rupture, afin de ne pas reproduire le même schéma ou commettre les mêmes erreurs dans sa prochaine relation. »
Toute seule, vous n’y arrivez pas ? N’hésitez pas à demander un coup de main à une copine – neutre, de préférence.

L’erreur à éviter : Ressasser les vieilles histoires. Une dispute mineure qui date d’il y a 6 mois, ce n’est pas un motif de rupture valable… mais ça peut quand même être symptomatique d’un problème plus global (peur de s’engager, malaise…). On évite aussi de faire intervenir tout le voisinage : l’avis de votre mère/sœur/beau-frère, il n’a pas d’importance : c’est de votre histoire dont on parle.

 

3. Choisir le lieu… et le moment !
Ça y est, votre décision est prise, vous savez que vous voulez le quitter, et vous savez même pourquoi. Maintenant, le moment est venu de lui annoncer… mais pas n’importe où.

De préférence, on mise sur un lieu public (parc, terrasse de café, bar…) pour éviter au maximum les crises de nerfs et les effusions de larmes… Public, mais pas bondé : on ne veut pas non plus lui mettre la honte devant tout le monde. Par ailleurs, s’il est du genre sentimental, on évite à tout prix les lieux chargés d’émotion (le larguer à l’endroit de votre premier baiser, ce n’est pas romantique, c’est cruel).
Il n’y a pas de « bon » moment pour larguer quelqu’un. Mais il s’agit quand même de faire preuve de tact : on ne l’enfonce pas davantage en le larguant dans un moment difficile…

L’erreur à éviter : … et pas non plus le jour de Noël, de la Saint-Valentin ou de son anniversaire. Le larguer par téléphone/par texto/par Facebook/par Twitter/par copain interposé, ce n’est pas possible non plus : on dit « non » à la lâcheté !

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4. Être très claire et (surtout) ferme
« Sans faire preuve de brutalité, il faut avoir un discours très clair. Répondre par « oui » ou « non » à ses questions (surtout pas de « peut-être », qui peut entretenir un espoir –en vain – chez l’autre), énoncer clairement les raisons de la rupture, pour que les choses soient bien tranchées. »

L’erreur à éviter : Dire « je te quitte » et garder le silence. Mieux vaut une bonne engueulade qu’un froid glacial : au moins, il y a communication.

L’(autre) erreur à éviter : Se dégonfler, ou faire durer le suspens. Non, franchement, vous avez pris votre décision, on ne va pas tourner autour du pot pendant des heures, si ?

 

5. Gérer sa réaction
C’est « le » moment difficile. Plusieurs cas de figure :

Il essaye de vous faire changer d’avis
« Je vais changer, tu vas voir ! » ou alors « Ce n’est qu’une crise dans notre couple, on peut surmonter ça ». Là, c’est le moment de jeter un œil à ce petit papier sur lequel vous avez noté toutes les raisons pour lesquelles la rupture était nécessaire. Elles vous semblent toujours convaincantes ? Interrompez rapidement et fermement les négociations. Vous n’êtes plus trop sûre de vous ? Un break, c’est peut-être la bonne solution.

Il fond en larmes
Laissez-lui le temps de se calmer. Certes, ça peut prendre du temps, mais c’est nécessaire pour que votre propos soit bien compris et entendu. Rien ne vous empêche d’avoir des gestes réconfortants ! Mais surtout, ne revenez pas sur votre décision par pitié.

Il s’énerve
Il ne comprend pas votre décision, il ne l’accepte pas, il est blessé, vexé… et il le fait savoir. La clé, c’est de rester très calme. Il hurle ? Continuez à parler doucement. Il s’agite dans tous les sens ? Restez raide comme un piquet. Si les choses dégénèrent (violence, insultes), n’oubliez pas que vous êtes dans un lieu public (avec la possibilité d’appeler le 17 dans le pire des cas), et que vous pouvez vous en aller pour reprendre la discussion plus tard.

Il ne dit rien
S’il reste muet comme une carpe, il est probablement sous le choc : ne le forcez pas à réagir (« Tu en pense quoi ? », c’est la mauvaise idée). Ne vous lancez pas non plus dans un monologue. Ne vous énervez pas. Laissez le silence s’éterniser pendant 15 minutes (au moins), puis tournez les talons.

Il délire
« Tu couches avec Machin, c’est ça ? », « T’es lesbienne ? », « Tu ne m’as jamais aimé ? »… Ça y est, il se met à raconter n’importe quoi. Au lieu de rentrer dans son jeu (et ce, même s’il tape dans le mille !), recentrez la discussion sur la rupture, et ne répondez pas à ses questions. Son interrogatoire finira par se tarir.

Dans tous les cas, ça peut durer 4 minutes comme 4 heures. Mais si vous voulez que la rupture soit propre et nette, pas question de fuir.

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6. Le SAR (service après rupture)
« Si le rendez-vous rupture s’est « bien » passé, vous n’êtes pas obligée de disparaître totalement de sa vie, surtout si vous sortez d’une longue relation ». Ainsi, vous pouvez rester présente en cas de coup dur, échanger quelques mots de temps en temps et même (pourquoi pas ?) accepter de le revoir… après quelques mois.

« Pensez également à briefer vos amis en commun, ajoute la coach. Ils doivent être au courant de votre rupture afin d’éviter les bourdes. Demandez-leur de respecter la douleur de votre ex-partenaire. »

L’erreur à éviter : Culpabiliser : lui envoyer 200 textos par jour (« ça va, t’es sûr ? »), ça risque de brouiller le message et de lui donner de faux espoirs. On reste présente, certes, mais à distance.

Source: Femme actuelle





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