Les causes de l’infertilité

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Les causes de l’infertilité

A quoi est due l’infertilité ? Qu’elle soit féminine ou masculine, est-elle héréditaire ? Y a-t-il des facteurs extérieurs favorisant la stérilité ? Quelles en sont les causes psychologiques ? Comment la détecter et si possible la prévenir ? Un kyste de l’ovaire augmente-t-il le risque d’infertilité ? Infobébés vous aide à y voir plus clair.

Le bilan d’infertilité du couple
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Le bilan d'infertilité du couple

Malgré plusieurs mois d’essais, la grossesse n’est toujours pas là. C’est le moment de consulter. Avant d’aller chez le médecin pour entamer un vrai bilan d’infertilité et commencer un éventuel traitement, voici tout ce que vous devez savoir sur ce qui vous attend.

De nombreux couples rencontrent des difficultés pour concevoir un bébé. Quand faut-il consulter un spécialiste de la fertilité ? Et comment se déroule ce premier bilan ?


Il est conseillé d’attendre deux ans avant de faire un bilan d’infertilité. Néanmoins, si vous êtes angoissée, consultez un spécialiste en infertilité et exposez-lui le motif de votre angoisse : il jugera s’il faut faire des examens ou attendre un an de rapports réguliers. S’il existe des troubles évidents, comme des règles irrégulières survenant par exemple tous les 2 ou 3 mois, vous pouvez alors consulter au bout d’un an. Mais dans certains cas, il est inutile d’attendre avant de faire un bilan. Par exemple si votre mère a été ménopausée très jeune, votre conjoint opéré pour des testicules pas descendus, vous avez eu une salpingite. Il faut savoir que les fausses couches surviennent fréquemment. Une femme peut même en faire deux consécutives sans que cela soit un signe quelconque de problème. En revanche, au-delà de trois fausses couches, il est justifié d’entamer une série d’examens pour déterminer s’il y a une cause médicale à ces événements.

Infertilité : faut-il consulter en couple ?

Oui, c’est préférable. Dans 30 % des cas, l’infertilité est féminine et également dans 30 % des cas, elle est masculine. Enfin, elle est mixte pour 40 % des couples. A savoir : parfois l’infertilité est inexpliquée, c’est-à-dire sans cause apparente, dans plus de 10 % des cas. Pour trouver le traitement le plus efficace, il est donc indispensable de voir les deux partenaires. D’autant que la toute première question posée par le médecin les concerne directement : quelle est la fréquence des rapports sexuels ? La régularité au rythme d’environ 2 à 3 rapports hebdomadaires est nécessaire pour entrer dans la course au bébé.

Bilan d’infertilité : quelles questions pose-t-on au couple ?

Tout bilan d’infertilité commence par un interrogatoire assez poussé. Avant d’entamer des analyses, il est indispensable pour le médecin d’en savoir plus sur le passé médical : y a-t-il eu des infections ou des chirurgies de la sphère génitale ? Les règles sont-elles régulières ? Le médecin demande par exemple à l’homme si ses testicules sont bien descendus dans les bourses à la naissance, à quel âge les premières émissions de sperme ont eu lieu, s’il a eu certaines infections (oreillons, ou infection des organes génitaux), s’il prend un traitement médicamenteux régulier, s’il a déjà eu une radiothérapie ou chimiothérapie.
Enfin, le médecin s’intéresse à l’hygiène de vie au quotidien, également importante : si l’on fume, la fertilité est diminuée. Le niveau de stress, le poids, la pratique intensive d’un sport peut aussi influer.

Infertilité : quand c’est dans la tête…
Infertilité : quand c'est dans la tête...

En France, environ 1 couple sur 6 consulte pour un problème d’infertilité, et il arrive que les spécialistes ne trouvent aucune explication physiologique à cette incapacité de procréer. Médecins, gynécologues, psychologues, chercheurs et psychanalystes s’interrogent : quels facteurs psychologiques sont suffisamment puissants pour induire un blocage de la maternité ?

Catherine Marchi avec le Dr François Olivennes, gynécologue obstétricien, spécialiste de la PMA
Les freins psychologiques à la fertilité

A côté des causes objectives de stérilité, comme les troubles fonctionnels, hormonaux, d’autres obstacles, psychologiques cette fois, bloquent la grossesse. Analyse de ce qu’on appelle l’infertilité inexpliquée.

La médecine de la procréation a fait de tels progrès ces dernières années, qu’on pourrait logiquement s’attendre à une baisse de la stérilité. Or il n’en est rien, selon les récentes études démographiques de l’INED, le taux de stérilité primaire (4 %) n’a pas varié depuis un siècle. Plus étonnant encore, les spécialistes des PMA se trouvent de plus en plus souvent confrontés à des « stérilités énigmatiques ». A l’heure actuelle, 1 cas de stérilité sur 4 reste inexpliqué. L’enfant tant désiré ne vient pas et pourtant les bilans d’infertilité, courbes de températures, examens et analyses sont complètement normaux. Bien embarrassés, les médecins posent alors le diagnostic de « stérilités psychogènes », indiquant par là que l’obstacle qui empêche la femme de devenir mère n’est pas un problème organique mais psychologique. Selon les médecins, les facteurs psychologiques jouent un rôle dans presque toutes les stérilités. Toutefois il existe des stérilités d’origine purement psychologique qui se manifestent par des symptômes variables, comme un trouble de l’ovulation.

Se sentir prête à avoir un bébé

Quels facteurs psychologiques sont suffisamment puissants pour induire un blocage de la maternité ? Avant, la menace de l’enfant était omniprésente, on devait jouer avec le feu, l’enfant arrivait de l’inconnu, du désir sexuel d’un homme et d’une femme et du risque inévitable qu’on avait pris en faisant l’amour. Maintenant, les femmes qui veulent un enfant doivent arrêter de prendre la pilule ou faire enlever un stérilet. Avec la contraception, la responsabilité s’est déplacée du côté de la femme. Ce qui semblait une libération s’est transformé en une charge d’angoisse trop lourde à porter. Consciemment et inconsciemment, des tas de questions se posent : est-ce l’homme qu’il me faut ? Est-ce le bon moment ? Est-ce que je suis prête ? Et si ça tournait mal ? Résultat, ça bloque ! Cette nouvelle liberté, impossible, entraîne un déplacement du moment de la décision jusqu’aux limites du risque d’échec. Les femmes entrent ainsi dans une logique du défi.

La PMA ne peut pas tout résoudre

Depuis la naissance d’Amandine, le premier bébé éprouvette, les médias portent aux nues les réussites spectaculaires de la médecine de la procréation. Grâce aux avancées technologiques, tout devient possible, enfin c’est ce qu’on entend dire partout. Les femmes se fient à la médecine pour déchiffrer leur manque d’enfant, elles veulent trouver des solutions en dehors d’elles, s’en remettant aveuglément au savoir du médecin comme à un hypnotiseur. Convaincues de la toute-puissance médicale, elles s’engagent dans des traitements très lourds, éprouvants pour le corps et pour le psychisme, avec une obsession de la réussite qui freine les résultats. C’est un cercle vicieux.

Vouloir un enfant n’est pas toujours désirer un enfant

L’objectif des médecins, c’est d’aider les couples prêts à donner de l’amour à un enfant à réaliser leur désir. Mais on ne connaît jamais par avance le lien subtil entre une volonté déclarée, consciente, et le désir inconscient que cette volonté semble révéler. Ce n’est pas parce qu’un enfant est programmé, voulu consciemment, qu’il est désiré. Et inversement, ce n’est pas parce qu’un enfant survient sans être programmé qu’il est indésirable. Les médecins qui prennent la demande des femmes au pied de la lettre et qui y répondent, méconnaissent la complexité du psychisme humain. En interrogeant certaines patientes qui demandent des PMA, on s’aperçoit que cette conception d’enfant était impossible. Elles réclament un enfant, mais leur roman familial est tel que faire un enfant est frappé d’interdit. Du coup, la réponse des gynécologues qui proposent une PMA n’est pas adaptée…

Des difficultés avec sa propre mère

Les psys qui se sont penchés sur ces infertilités inexpliquées ont mis en évidence l’importance du lien de la patiente avec sa propre mère. Chaque infertilité est unique, mais dans les enjeux de l’enfantement impossible se rejoue la relation extrêmement précoce que la femme avait avec sa propre mère. Il y a une identification impossible à la mère qu’elle a eue étant bébé, quelque chose de cet ordre-là se serait mal joué ou mal intégré. On retrouve aussi souvent le « fantasme d’interdiction d’enfanter dont telle ou telle femme pense être l’objet, satisfaisant ainsi d’obscurs souhaits venant de sa propre mère de la voir privée d’enfants. », explique le spécialiste de la PMA François Olivennes, qui travaille avec René Frydman. « Mais attention, on a trop tendance à penser qu’il s’agit là de la mère réelle, or, il s’agit de la mère que l’on a dans la tête ! Cela n’est pas dit directement comme ça ‘Toi tu n’es pas faite pour avoir des enfants’ ou bien « Je ne te vois pas du tout mère ! », c’est à décrypter…

Des accidents de la vie « traumatisants »

Certains facteurs sont récurrents dans les histoires des « stérilités psychogènes », c’est ce qui a frappé le Dr Olivennes dans le cadre de ses consultations. Parfois il y a des signes indirects. Il y a par exemple celle qui vient consulter avec sa mère au lieu de son compagnon, celle qui a perdu un premier enfant dans des conditions tragiques, celle qui a eu une enfance très malheureuse. Ou encore celle dont la mère est morte en couches, celle qui a subi des violences sexuelles, ou encore celle dont la mère lui a décrit l’accouchement comme une épreuve tragique dont elle a failli mourir. Certaines culpabilisent d’avoir fait une interruption de grossesse. On a constaté dans les cas d’infertilité inexpliquée une légère tendance selon laquelle l’homme voudrait l’enfant plus que la femme. La femme n’est plus en position de recevoir l’enfant comme don, comme cadeau, les conditions de sa fécondité sont compromises. Elles se sentent spoliées de leurs vœux d’enfant. Certains évoquent comme cause de l’infécondité psychogène un non-investissement de la fonction paternelle. Mais faire ainsi l’énumération de ces facteurs « déclenchants », de ces traumatismes psychiques est très caricatural car ils ne peuvent absolument pas être sortis de leur contexte ! C’est à chaque femme de trouver sa propre voie vers la levée du blocage.

Le sperme : la conception côté papa

Parce qu’on fait un bébé à deux, voici tout ce qu’il faut savoir sur la façon dont les hommes produisent leurs spermatozoïdes, et comment ceux-ci peuvent féconder l’ovule.

Qu’est-ce que la spermatogenèse ?

C’est ainsi que l’on appelle le processus de production des spermatozoïdes. La spermatogenèse dure un peu plus de 70 jours (deux mois et demi environ). Elle se déroule en plusieurs étapes. Au début, cela commence avec des cellules germinales souches, que l’on appelle les spermatogonies. Celles-ci se multiplient et se transforment en spermatocytes, puis spermatides et enfin spermatozoïdes. Une spermatogonie donne à elle seule entre 30 et 50 spermatozoïdes. C’est au cours de cette dernière étape qu’a lieu une division cellulaire (la méiose), pendant laquelle la cellule perd la moitié de ses chromosomes. Le spermatozoïde est ainsi pourvu de 23 chromosomes. En rencontrant l’ovocyte, également doté de 23 chromosomes, ils forment un œuf de 46 chromosomes.

Où sont produits et stockés les spermatozoïdes ?

La délicate opération débute dans les tubes séminifères des testicules, là où la température est la plus basse (34 °C). Une condition sine qua non à leur bon fonctionnement car si les testicules se trouvaient à l’intérieur même du corps, la température corporelle (37 °C) serait trop élevée pour la formation des spermatogonies, les cellules qui vont se transformer en spermatozoïdes. De plus, ces derniers migrent durant leur transformation et se dotent de nouveaux composants à chaque étape. Ainsi, des tubes séminifères des testicules, ils passent dans l’épididyme, un petit canal surplombant le testicule dans lequel ils gagnent leurs flagelles, leur permettant de se mouvoir. Enfin, dernier arrêt : les vésicules séminales où ils se mélangent au liquide qui sera propulsé au moment de l’éjaculation. A noter : l’homme peut rester fertile avec un seul testicule, si celui-ci fonctionne normalement.

D’où vient le sperme ?

Ce liquide opaque et blanchâtre est secrété dans les vésicules séminales où il s’enrichit en nutriments (acides aminés, acides citriques, fructose…) mais aussi dans la prostate qui produit environ la moitié du sperme. Là, ce liquide se mélange aux spermatozoïdes arrivant par les canaux déférents (une passerelle entre l’épididyme et la vésicule) pour former le sperme, c’est-à-dire la semence fécondante. A chaque éjaculation, l’homme se déleste de 2 à 6 ml de sperme, contenant environ 400 millions de spermatozoïdes.

Y a-t-il des périodes plus fertiles que d’autres pour l’homme ?

La spermatogenèse commence à la puberté et continue tout au long de la vie, tous les jours, 24 heures sur 24. Il n’y a pas, comme chez la femme, de cycles. A moins d’un problème médical provoquant une infertilité, un homme n’est donc jamais à court de spermatozoïdes. Néanmoins, après 50 ans, les choses changent un peu : les spermatozoïdes sont moins nombreux et de moins bonne qualité. Mais cela n’a rien à voir avec la fertilité féminine qui s’interrompt définitivement à la ménopause.

Peut-on optimiser la fertilité masculine ?

Chez l’homme, pas besoin de cibler les bons jours comme chez la femme. En revanche, le tabac réduit sensiblement la fertilité chez l’homme, notamment en altérant la qualité des spermatozoïdes. Arrêter de fumer permet de retrouver une fertilité optimale dès l’arrêt de la cigarette puisque les spermatozoïdes ne cessent de se renouveler.

Les spermatozoïdes sont-ils fragiles ?

Ils sont sensibles à l’acidité qui les neutralise. Or le vagin féminin est un environnement plus ou moins acide (il s’acidifie davantage après l’ovulation). Mais au cours de son cycle de production, le spermatozoïde se dote d’un bouclier : le liquide séminal (qui constitue le sperme) paré de vertus anti-acidité. Ce liquide protège les spermatozoïdes.

Comment le spermatozoïde féconde-t-il l’ovocyte ?

Il a plusieurs outils à son actif. Il est en effet composé de plusieurs parties qui interviennent toutes dans la fécondation. D’abord, la tête qui comprend elle-même deux parties distinctes : l’acrosome, rempli d’une enzyme pouvant perforer la carapace de l’ovocyte, et le noyau, porteur du bagage chromosomique de la cellule (qui va se fondre dans l’ovocyte pour devenir un oeuf). La pièce intermédiaire située à la base de la tête est une réserve de nutriments pour permettre la survie du spermatozoïde en attendant la fécondation. Enfin, le flagelle lui permet de se déplacer pour arriver le plus vite possible jusqu’à l’ovule.

 

Les causes « mécaniques »

Des testicules mal placés
Il arrive que les testicules ne descendent pas dans les bourses et restent à l’intérieur du corps. Or, il y fait trop chaud (37 °C) pour que la spermatogenèse (c’est-à-dire la production des spermatozoïdes par les testicules) ait lieu, puisque la température propice à cette opération ne doit pas excéder 33°C.

Un souci hormonal
Une insuffisance de testostérone, caractérisée par une faible pilosité ou une accumulation de graisse au niveau des cuisses, peut également diminuer la fertilité. Certains troubles hormonaux comme le diabète ou l’hypothyroïdie peuvent avoir un impact sur la chaîne hormonale. Des troubles chromosomiques, comme le syndrome de Klinefelter (caractérisé par la présence d’un chromosome X supplémentaire), entraînent également une diminution de la testostérone, et les testicules sous-développés ne fabriquent plus de spermatozoïdes.

Une atteinte de l’épididyme
Si les testicules fabriquent bien des spermatozoïdes, il arrive que la distribution se révèle parfois difficile. Certains hommes n’ont en effet pas de canaux déférents, là où passe le sperme. Une infection, comme les oreillons, peut aussi les endommager.

La varicocèle
Il s’agit d’une dilatation de la veine du cordon spermatique, entourant chaque testicule. Elle augmente la chaleur locale et altère la fabrication des spermatozoïdes, ce qui la rend responsable d’infertilité. Le traitement est chirurgical.

Des problèmes d’éjaculation
Il arrive que le système fonctionne mais que le sperme ne parvienne pas jusqu’à l’utérus. Cela peut être le cas lors d’éjaculation précoce, rétrograde, d’impuissance ou d’absence de rapports, ce qui n’est pas si rare.
Après une opération chirurgicale de la prostate, l’éjaculation change de trajectoire : elle n’est plus externe mais interne et se déverse dans la vessie. Le sperme est alors dilué dans les urines. Cela dit, les soucis de prostate touchent assez rarement les hommes jeunes.

Infertilité masculine : l’impact du mode de vie

Les mauvaises habitudes
Certains comportements altèrent le pouvoir fécondant du sperme. Ainsi, il arrive que les personnes anxieuses aient des troubles de la fertilité. Leur sperme est alors moins riche en spermatozoïdes. Le tabac, mais aussi l’alcool, peuvent également être responsables d’une baisse de la fertilité. Enfin, de nombreuses études européennes et américaines ont montré que les produits chimiques, omniprésents dans notre vie quotidienne, avaient également un impact sur la fertilité masculine.

La chaleur
Certains métiers exposent les hommes et leurs testicules à des températures trop importantes. C’est notamment le cas des métallurgistes, des boulangers… Prudence également pour ceux qui restent assis toute la journée (et dont les bourses sont ainsi maintenues au chaud).

Un choc occasionnel
Un coup au niveau des testicules peut temporairement altérer la spermatogenèse. Ce traumatisme empêche mécaniquement la production même des spermatozoïdes.

Un traitement
En cas de tumeur traitée par radiothérapie, il est vraisemblable que la spermatogenèse soit devenue impossible car les cellules précurseurs des spermatozoïdes ont été détruites. C’est comme si la source était tarie.

Ce caleçon est censé booster la fertilité masculine

Marie de Laitre 
L’histoire du Snowballs Pants

Joshua Shoemake,  un américain, a mis au point une invention surprenante : un caleçon réfrigérant censé booster la fertilité masculine… Analyse de ce sous-vêtement intriguant avec le docteur Edouard Amar, médecin chirurgien uro-andrologue, spécialiste en infertilité masculine à l’hôpital américain de Paris.

Comme de nombreux couples, Joshua, un de ses amis et leurs femmes meurent d’envie de devenir parents mais n’arrivent pas à concevoir. « Nous avons tout deux été confrontés à des problèmes d’infertilité masculine ». C’est l’ami de Joshua, Thomas, qui a déclenché l’élaboration du Snowballs Pants. Thomas et sa femme ont dû affronter  une fausse-couche après 2 années d’essai. Un médecin leur déclare alors que leurs « chances de concevoir sont désormais nulles. Pensez à l’adoption ». Ignorant ce conseil, ils ne perdent pas courage et voient de nombreux médecins. Ils rencontrent alors un gynéco qui prend enfin le temps de les écouter et qui leur donne une recommandation spéciale : il conseille à Thomas de refroidir ses testicules et de faire des tests pour déceler une éventuelle varicocèle. Interloqués, Thomas et sa femme rentrent chez eux. Et puis … pourquoi pas ? Ils avaient tout essayé, autant tenter  cette dernière chance ! Thomas commence alors à refroidir ses testicules… Et un bébé naît un an plus tard ! Pour Joshua, c’est une évidence, il faut inventer un sous-vêtement pour refroidir les testicules.

Le Snowballs Pants

Le Snowballs Pants

Le réchauffement du scrotum, cause d’infertilité

« Nous croyons aux miracles, mais ne comptez pas sur le Snowballs pour en faire » met en garde Joshua Shoemake. Ces caleçons sont censés aider les couples à concevoir, et à un coût minime. Cependant, consulter un urologiste et un spécialiste de la fertilité reste bien évidemment nécessaire. « Pour nous, le refroidissement a fonctionné mais chaque cas reste différent ». Pourquoi le refroidissement scrotal booste-t-il la fertilité ? Le docteur Edouard Amar explique que « les testicules sont le seul organe noble situé à l’extérieur du corps. Tous les autres sont protégés, chez la femme comme chez l’homme ». Une peau très fine entoure les testicules : le scrotum. Cette peau a pour rôle de maintenir les testicules 3° en dessous de la température corporelle, soit à 34°, pour qu’ils fonctionnent efficacement. « Cette peau fine est très sensible aux changements thermiques », une augmentation d’un seul degré peut nuire aux performances des testicules et affecter la production de spermes. En effet, les enzymes responsables de la testostérone et de la production du sperme fonctionnent mieux à basse température. Voilà pourquoi la chaleur est une source d’infertilité chez l’homme : elle entrave la production des spermatozoïdes, leur mobilité et leur qualité. Cette augmentation de température peut être due à plusieurs facteurs, environnementaux et comportementaux : les températures extérieures élevées, en été par exemple, les bains trop chauds, les saunas ou les hammams. « Poser un ordinateur sur ses genoux augmente également la température des testicules de 9° ». Une haute température scrotale peut aussi être causée par des varicocèles. Comme les varices dans les jambes, les varicocèles sont des veines dilatées dans le scrotum. Elles apportent donc un flux de sang plus important, augmentant logiquement la température du scrotum. Responsables de 40% des cas d’infertilité masculine, elles sont plus communes qu’on ne le croit et touchent 15 à 20% des hommes, indépendamment de leur âge. Concernant l’invention du Snowballs pants, le docteur Edouard Amar ne conteste pas son efficacité mais précise qu’un spermogramme avant et après ce traitement est nécessaire. « Une amélioration nette d’un spermogramme est indispensable pour voir si cela fonctionne vraiment ». Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a « entre 60 et 80 jours entre la fabrication et la livraison des spermatozoïdes : on ne voit donc la conséquence d’un traitement qu’un ou 2 mois plus tard ». Quoiqu’il en soit, le Snowballs n’est pas à utiliser si le spermogramme est normal, il ne sera d’aucune utilité.

Le fonctionnement du Snowballs Pants

Un brevet a été déposé : le SnowWedge™. Ces poches qui contiennent un gel congelable non toxique s’insèrent dans le Snowballs, à l’endroit prévu à cet effet, et vous voilà au frais pendant au moins 30 minutes ! (il ne faut toutefois pas dépasser une heure). Testé par de nombreux médecins, il a été astucieusement dessiné afin de mouler le corps et couvrir un maximum de la surface. Contrairement à des poches de glace normales, il ne mouille pas, et ne nécessite pas d’être assis pour le maintenir en place. Il est donc possible de travailler, de bouger … et de faire décroitre sa température scrotale. Le plus judicieux est de repérer quand la température du corps est au plus haut : après la journée de travail, au lit, en sortant de la douche, en revenant du sport… et établir ainsi une routine pour « refroidir » aux bons moments. Une fois retirés, les SnowWedges regèlent en moins d’une heure. Selon les études, refroidir ses testicules tous les soirs entraine une augmentation significative de la qualité du sperme au bout de 8 semaines, et une qualité optimale en 12 semaines. 100% coton organique, le Snowballs est conçu pour un maximum de confort et de légèreté.

Les SnoWedges, à insérer dans le Snowballs

Les autres moyens pour lutter contre le réchauffement du scrotum

L’incapacité de concevoir dans un couple est due à 40% à l’infertilité masculine. Depuis le milieu des années 60, bon nombre de spécialistes constatent qu’un refroidissement scrotal améliore la fertilité masculine. Des solutions concrètes pour lutter contre une chaleur trop élevée du scrotum existent comme la varicocèlectomie, qui consiste à lier les veines défectueuses pour qu’elles ne s’engorgent plus de sang : ce dernier prendra alors un autre chemin. Autre solution, l’embolisation de varicocèle : pas d’incision dans le scrotum ni d’anesthésie générale. On injecte un agent sclérosant qui fera disparaître la varicocèle en 3 mois. De bonnes habitudes de vie sont aussi nécessaires , et plus accessibles financièrement : porter des pantalons et des sous-vêtements pas trop serrés (ou même, pas de sous-vêtement du tout selon Joshua Shoemake !), éviter les saunas, les douches trop chaudes, ne pas poser l’ordinateur sur ses genoux… Quant aux études qui conseillent de concevoir en hiver plutôt qu’en été, le docteur Amar affirme que, certes « le cycle saisonnier peut être une explication » à la qualité variable du sperme, « cependant, l’environnement joue beaucoup, ainsi que les habitudes de vie. De plus, en hiver, on est plus souvent dans son lit qu’en été, n’est-ce pas une bonne raison pour avoir plus de chances de concevoir ? »

Les causes de l’infertilité féminine
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Infertilité, plusieurs causes possibles

Des grossesses tardives

La fertilité est une notion biologique : on a l’âge de ses hormones. Or, on est au top de sa fertilité autour de 25 ans, et cela baisse ensuite peu à peu avec une très nette accélération après 35 ans. Au-delà, les ovulations sont de moins bonne qualité et le risque de fausse couche est bien plus important. Enfin, l’utérus et les trompes peuvent être le siège de fibromes ou d’endométriose qui diminuent encore la fertilité.

Des ovaires capricieux qui perturbent l’ovulation

Chez certaines femmes, la présence de microkystes aux ovaires ou un mauvais fonctionnement de l’hypophyse et de l’hypothalamus (glandes du cerveau qui libèrent les hormones féminines) empêchent la libération de l’ovule par les ovaires. Il lui est alors impossible de croiser la route du spermatozoïde. Pour soigner ces troubles de l’ovulation, un traitement médicamenteux (stimulation ovarienne) peut se révéler efficace, à condition qu’il soit modéré (risque d’hyperstimulation) et suivi de près par un médecin. Une radiothérapie ou une chimiothérapie, traitements indiqués en cas de cancer, peuvent également détériorer les ovaires.

Des trompes obstruées

C’est la deuxième cause d’infertilité. Les trompes de Fallope – par lesquelles transite l’ovule pour rejoindre l’utérus – peuvent se boucher. La fécondation est alors impossible.Cette obturation des trompes est la conséquence de la salpingite (200 000 nouveaux cas en France chaque année). Cette infection des trompes est provoquée par des germes sexuellement transmissibles.

Une muqueuse utérine anormale : l’endométriose

La muqueuse utérine – ou endomètre – peut poser quelques problèmes lors de la conception si elle n’est pas de bonne consistance. La muqueuse utérine peut être trop fine et empêche alors l’embryon de s’accrocher, ou, à l’inverse, trop exubérante. Dans ce cas, les médecins parlent d’endométriose. Ce trouble de la muqueuse utérine se manifeste par la présence d’endomètre sur les ovaires, les trompes, voire même la vessie et les intestins ! Les femmes qui en sont atteintes ont des règles généralement très douloureuses et 30 à 40 % d’entre elles tombent enceintes difficilement. Pour soigner l’endométriose, deux méthodes : un traitement hormonal ou la chirurgie.

Un utérus inhospitalier

Lorsque le spermatozoïde a rencontré l’ovule dans l’utérus, la partie n’est pas encore gagnée ! Il arrive que l’œuf ne parvienne pas à s’implanter dans la cavité utérine à cause d’une malformation ou de la présence de fibromes ou de polypes dans l’utérus. Parfois, c’est la glaire cervicale sécrétée par le col de l’utérus, nécessaire pour permettre le passage des spermatozoïdes, qui est insuffisante ou inexistante.
Un traitement hormonal simple peut être proposé pour augmenter la sécrétion de ces glandes.

Le mode de vie joue sur la fertilité

Il n’y a pas de secret, « vouloir un bébé » rime avec « bonne santé »…! Le tabac, l’alcool, le stress, l’obésité ou, à l’inverse, un régime trop restrictif, sont autant de nuisances à la fertilité de l’homme et de la femme. Il est frappant et plutôt effrayant de constater que les spermatozoïdes étaient bien plus riches et mobiles dans les années 70-80 qu’aujourd’hui ! Il est donc important d’avoir un mode de vie sain pour booster la fertilité

Distilbène : ses effets sur la fertilité

 

Le Distilbène, un médicament prescrit aux femmes enceintes jusqu’en 1977, a diminué la fertilité des petites filles exposées in utero. Aujourd’hui, en âge d’être mères, leur grossesse doit être étroitement suivie pour aller à terme. Le point sur cette molécule.

Adeline Lafitte

Les effets secondaires du Distilbène

Le Distilbène est le nom commercial d’une molécule, le Diéthylstiboestrol. Cet œstrogène de synthèse a été prescrit aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches. Malheureusement, on s’est aperçu tardivement que cette molécule avait des effets secondaires sur les fœtus, notamment sur leur appareil reproducteur. La molécule a entraîné chez les petites filles exposées in utero des difficultés à plusieurs niveaux : un utérus parfois mal formé ou trop petit, un col manquant de tonicité ou une altération des trompes de Fallope. Certaines femmes ont aussi développé un cancer du vagin.

Distilbène : les femmes à risque

Premier critère : l’année de naissance. Les femmes nées après 1977 n’ont pu être touchées par ce médicament puisqu’il a été retiré du marché à cette date. Celles qui sont nées avant 1977 doivent se renseigner auprès de leur mère pour savoir si cette dernière a pris du Distilbène au cours de ses cinq premiers mois de grossesse. C’est particulièrement vrai pour les filles nées autour des années 70, période où la molécule a été assez largement prescrite (on estime que 200 000 filles ont été exposées in utero). Une consultation, notamment dans le cadre des bilans d’infertilité, permet aussi de faire le point. Enfin, certains signes peuvent alerter et pousser à consulter : des fausses couches répétées ou un délai très long pour obtenir une grossesse. Les hommes aussi peuvent être touchés. Les effets sur les garçons sont un peu différents : ils sont plus fréquemment exposés à des troubles de la fertilité et leurs testicules ont parfois un mauvais positionnement.

La stérilité est-elle inévitable ?

Tout dépend du degré d’atteinte. Pour certaines femmes, une grossesse est impossible, pour d’autres, il faut envisager une fécondation vitro, pour d’autres encore, mettre en route un bébé n’est pas un problème. Une fois enceinte, la future maman est très surveillée car les fausses couches (parfois tardives) et les grossesses extra-utérines sont plus fréquentes, les accouchements prématurés également. Aussi, il est important de consulter dès qu’on pense être enceinte, notamment pour s’assurer de l’implantation de l’œuf dans l’utérus et mettre en place une prévention adaptée pour mener à bien la grossesse. Un cerclage du col peut s’avérer utile et le repos absolu est fréquent.

Le suivi des « filles Distilbène »

Il existe aujourd’hui des consultations spécialisées qui suivent les « filles Distilbène », notamment dans les centres hospitaliers universitaires. Mais la plupart des gynécologues obstétriciens suivent les femmes concernées par le DES de la même façon car l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps*) a émis des recommandations concernant le suivi des femmes touchées par le DES en 2003.

Distilbène : les petits-enfants aussi exposés ?

Des doutes subsistent car les études sont encore insuffisantes pour confirmer les premières hypothèses. Cependant, il semblerait que les petits garçons des femmes ayant pris du Distilbène présentent plus fréquemment des malformations au niveau du système urinaire.

Kyste de l’ovaire et risque d’infertilité
Les kystes aux ovaires sont un trouble gynécologique assez fréquent chez la femme, mais heureusement souvent bénins. Quels sont les symptômes et comment traiter ces petites tumeurs ? Explications.
Isabelle Hallot 
Les kystes, qu’est-ce que c’est ?

Les kystes de l’ovaire sont de deux sortes : les plus fréquents (90 %) sont les kystes fonctionnels. Ils proviennent d’un défaut de fonctionnement de l’ovaire. La seconde catégorie est celle des kystes dits organiques dus à l’altération de la fonction ovarienne. Parmi ceux-ci, les kystes dermoïdes, endométriosiques ou ceux rencontrés dans le syndrome des ovaires polykystiques, sont susceptibles d’altérer l’ovulation.

Les kystes folliculaires

Ils appartiennent à la famille des kystes fonctionnels. Des perturbations hormonales conduisent au grossissement anormal d’un follicule qui ne se rompt pas et ne libère donc pas l’ovule. Conséquence : il n’y a pas d’ovulation. Heureusement, ces kystes disparaissent souvent spontanément au bout de quelques cycles menstruels. Si ce n’est pas le cas, un traitement médical (pilule œstroprogestative) peut être proposé afin que tout rentre dans l’ordre. Puis un contrôle par échographie est effectué au bout de deux ou trois mois pour s’assurer que le kyste a disparu. Le plus souvent, on le découvre fortuitement, mais de temps en temps, ce sont des douleurs pelviennes qui amènent à consulter.

Les kystes endométriosiques

On les retrouve fréquemment chez les femmes présentant une infertilité. Ils sont la conséquence d’une maladie, l’endométriose, au cours de laquelle du tissu de l’endomètre (muqueuse à l’intérieur de l’utérus) se développe dans d’autres organes. En fin de cycle, l’endomètre saigne et les règles arrivent. La présence de sang, dans des organes où il ne peut pas s’évacuer, comme l’ovaire, entraîne des hématomes douloureux, longs à disparaître. On nomme aussi ces kystes : « kystes chocolat ». Lorsque le kyste devient trop volumineux, le traitement consiste en l’ablation du kyste, le plus souvent par cœlioscopie. Environ 50 % des patientes traitées chirurgicalement réussissent à devenir enceintes.

Le syndrome des ovaires polykystiques ou « dystrophie ovarienne »

Une femme sur dix est touchée par cette affection causée par une anomalie hormonale, dont l’origine est mal connue. L’échographie permet de la diagnostiquer et montre des ovaires augmentés de taille comportant plus de douze petits follicules à leur surface. Les symptômes de cette maladie se manifestent par une anovulation, des règles irrégulières voire absentes et une poussée d’hormones mâles se traduisant parfois par de l’acné et une augmentation de la pilosité. Une prisede poids, voire une obésité est fréquente. Suivant l’importance des signes, la maladie peut exister sous une forme légère, modérée ou sévère. On ne guérit pas de la maladie et les symptômes se traitent au cas par cas. Aussi le traitement est adapté en fonction de chaque patiente. Pour permettre une grossesse, des stimulations hormonales permettent de rétablir une ovulation. La fécondation in vitro est aussi une solution.

L’endométriose
L'endométriose
Marie Lanen  avec le Professeur A.Fauconnier, chef de service de gynécologie-obstétrique à l’hôpital Poissy-Saint-Germain-en-Laye.
L’endométriose en question

Maladie peu connue, l’endométriose touche pourtant 10 % des femmes en France, et peut causer une infertilité. Focus sur cette anomalie des voies génitales.

L’endométriose, qu’est-ce c’est ?

L’endomètre est une muqueuse qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit au moment de l’ovulation, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. L’endométriose est une maladie causée par du tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus et provoque des lésions, des adhérences et des kystes dans les organes colonisés. Dans certains cas les lésions peuvent au cours du temps s’infiltrer en profondeur dans la paroi des organes pelviens, on parle alors d’endométriose profonde qui est l’une des formes les plus sévère de la maladie.
A noter : à ce jour, il n’existe que des théories sur l’origine de cette maladie qui reste un « mystère » pour les médecins. Des facteurs génétiques (formes familiales) et environnementaux (pollution, hormones) ont été avancés.

Quelles sont les localisations de l’endométriose ?

Le plus souvent, l’endométriose se développe au niveau des ovaires, du vagin, du cul-de-sac de Douglas (région située derrière l’utérus, parfois appelé puits de fertilité), ou des ligaments soutenant l’utérus.
Plus rarement, l’endométriose peut être présente au niveau de la vessie, des intestins, et du rectum. Il arrive, encore plus exceptionnellement, que des lésions apparaissent sur les poumons.

Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

Les symptômes les plus répandus sont de fortes douleurs pendant les règles, pendant les rapports sexuels, au moment d’aller à la selle et/ou pour uriner. Certaines femmes se plaignent aussi de douleurs pelviennes (bas ventre) et lombaires en dehors des règles. Le tout accompagné parfois d’une grande fatigue, de diarrhées, de troubles digestifs et de saignements.
A noter : les symptômes diffèrent selon la localisation (organes touchés) de la maladie et selon les femmes. De plus, l’intensité des douleurs n’a pas toujours de rapport avec la gravité de la maladie. Cependant, deux caractéristiques sont assez typiques de l’endométriose : la recrudescence des symptômes en période de règle, d’une part ; et la difficulté à vivre avec ces douleurs au quotidien, d’autre part.

Quelles sont les personnes « à risque » ?

L’âge moyen de découverte de la maladie est aux alentours de 27 ans mais, toutes les femmes peuvent être atteintes de cette maladie, à partir du moment où elles sont réglées. Souvent, il s’agit de femmes jeunes sans enfants. Il arrive toutefois aussi que l’endométriose apparaisse après une grossesse. A noter que les femmes porteuses d’endométriose ont généralement eu des douleurs très importantes pendant leurs règles. L’existence de règles difficiles chez l’adolescente pourrait, en effet, constituer un état précurseur de la maladie. Par ailleurs, il est fréquent de trouver des parents atteints de cette pathologie au premier degré.

Comment diagnostiquer l’endométriose ?

La maladie est le plus souvent diagnostiquée lors d’un bilan d’infertilité prescrit aux couples ayant des difficultés à concevoir. Les douleurs pelviennes peuvent aussi alerter les médecins qui prescrivent alors une échographie, parfois une IRM. Enfin, c’est parfois la découverte d’un kyste sur une échographie de routine qui est l’élément révélateur.
Pour autant, le diagnostic de certitude est difficile à obtenir, car la seule façon de s’assurer qu’il y a endométriose et de connaître la gravité des lésions, est de pratiquer une cœlioscopie. Lors de cette intervention chirurgicale, le chirurgien fait un prélèvement des lésions afin de les analyser et d’asseoir le diagnostic.
Cependant, un examen clinique (interrogatoire, examen vaginal) conduit par un spécialiste de cette maladie permet souvent d’avoir une idée relativement précise. L’IRM ou l’échographie, lorsqu’elles sont réalisées par des médecins ayant l’expérience de cette pathologie, peuvent également fournir des réponses.

Quelles sont les complications possibles ?

Le principal risque associé à l’endométriose est l’infertilité. Environ une femme sur 3 ayant du mal à tomber enceinte souffre d’endométriose. Les nombreuses adhérences peuvent endommager les trompes et les ovaires (voire les boucher).  Le médecin pourra proposer une stratégie médicale ou chirurgicale, en fonction du diagnostic.
A noter : mieux vaut ne pas trop retarder une grossesse désirée, car plus le temps avance, plus les chances de concevoir naturellement s’amoindrissent.

 

Infertilité féminine : les anomalies de l’ovulation
Infertilité féminine : les anomalies de l’ovulation

 

Candice Satara-Bartko avec le Dr. Silvia Alvarez, gynécologue-obstétricienne, spécialiste de la fertilité
Troubles de l’ovulation : manifestations et causes

Les anomalies de l’ovulation sont la cause la plus fréquente d’infertilité chez la femme. Cycles irréguliers, absence de règles… lorsque l’ovulation est rare ou de mauvaise qualité, les chances de grossesse sont fortement diminuées. Explications.

Quand l’ovulation est absente ou irrégulière

Ça y est, vous avez décidé d’avoir un bébé. Mais depuis que vous avez arrêté la pilule, vous avez l’impression que quelque chose cloche. Vos règles ne reviennent pas. Et après réflexion, vous vous souvenez que plus jeune déjà, vous aviez des petits soucis avec vos cycles. Si ces troubles se poursuivent sans grossesse à la clé, il est possible que vous ayez une anomalie de l’ovulation. Ce problème est la cause la plus fréquente d’infertilité chez la femme. Cela se traduit en général par des cycles irréguliers, très longs, voire pas de cycles du tout. Mais pas de conclusions hâtives ! Première chose, consultez votre gynécologue afin qu’il fasse un état des lieux. Il procédera à une échographie pour voir l’état de vos ovaires et, à partir de là, pourra décider quels examens complémentaire vous prescrire. Pour détecter s’il existe bien une ovulation, vous devrez faire des dosages hormonaux (prises de sang) et également analyser votre courbe de température.

Anomalies de l’ovulation : quelles sont les causes ?

L’ovaire fonctionne mal

Certaines anomalies sont dues à un dysfonctionnement de l’ovaire lui-même. Cette situation aboutit à des cycles menstruels irréguliers ou courts, ou à l’absence d’ovulation. Le dysfonctionnement ovarien peut être total si les ovaires sont absents ou atrophiés suite à un traitement lourd (chimiothérapie, radiothérapie). Parfois, il peut s’agir d’une anomalie chromosomique (le syndrome de Turner) ou encore d’une ménopause précoce (lorsque les réserves ovariennes s’épuisent avant l’âge de 40 ans). Dans ces situations extrêmes, l’ovulation ne peut pas être rétablie et la seule solution pour tomber enceinte est de se tourner vers le don d’ovocytes.

Un dysfonctionnement de la thyroïde

Parfois, il faut regarder du côté de la thyroïde ou de la glande surrénale, lorsqu’on ne parvient pas à concevoir. Le dysfonctionnement de la thyroïde, qui se manifeste par une hyper ou une hypothyroïdie, peut perturber l’équilibre hormonal et par conséquent l’ovulation. Les problèmes thyroïdiens sont sous-estimés actuellement, alors qu’ils sont en constante augmentation. D’où l’importance de se voir prescrire un bilan complet incluant un bilan thyroïdien.

Un dérèglement hormonal

C’est la situation la plus fréquente : les hormones manquent ou au contraire sont trop abondantes. Résultat : l’ovulation est altérée ou bien inexistante et les règles, de la même manière, sont perturbées.
Pour ce type d’anomalies, on observe principalement des déséquilibres hormonaux de l’hypothalamus et de l’hypophyse. Ces glandes du cerveau produisent des hormones qui régulent une grande partie de notre organisme. Parfois, elles ne sécrètent pas ou pas suffisamment les hormones indispensables au déroulement de l’ovulation. C’est le cas par exemple, lorsqu’il y a une production insuffisante de FSH (stimule le développement des follicules) et de LH (provoque l’ovulation), ou lorsque les taux de LH sont supérieurs aux taux de FSH  (alors que c’est normalement le contraire). Dans ces cas, on constate souvent une production plus élevée que la normale d’hormones masculines (testostérone, DHA). Ce trouble peut notamment se manifester par des problèmes d’hyperpilosité.

Les ovaires polykystiques ou multi-folliculaire.
C’est une conséquence des dérèglements hormonaux évoqués ci-dessus. La femme présente un nombre trop élevé de follicules (plus de 10 à 15 sur chaque ovaire) par rapport à la moyenne. Il n’y en a aucun qui arrive à maturité au cours d’un cycle menstruel. Ce qui se traduit par une absence d’ovulation.





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