Lait : trop de lait serait en réalité mauvais pour les adultes

Lait : trop de lait serait en réalité mauvais
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Lait : trop il serait en réalité mauvais pour les adultes

Par LEXPRESS.fr

Lait : trop de lait serait en réalité mauvais

Une étude, que l’on doit « interpréter avec prudence » selon ses auteurs, remet en question les bienfaits du lait pour les adultes. Une femme consommant plus de trois verres par jour pourrait avoir un risque de décès prématuré plus élevé de 90%.

 

Trop de lait serait en réalité mauvais pour les adultes

Serait-il mauvais lorsque les adultes en boivent trop? Une étude suédoise, publiée mardi dans la revue médicale britannique The BMJ, remet en question ses bienfaits constamment vantés pour les adultes.

« Nos résultats pourraient remettre en question la validité des recommandations » à en consommer pour prévenir les fractures liées à l’ostéoporose -maladie à l’origine d’une fragilisation osseuse chez les personnes âgées- indiquent les chercheurs de l’université d’Uppsala, en Suède, qui signent ces travaux.

Elles sont plus suceptibles de souffrir de fractures

Les chercheurs ont voulu déterminer si on pouvait établir un lien statistique entre la quantité de lait et de produits laitiers consommés et la survenue de fractures, en particulier de la hanche, ainsi que la survenue de décès. Le résultat, en apparence contradictoire avec l’image bienfaitrice du lait, est que les femmes qui boivent plus de trois verres de lait par jour ont plus de risques de souffrir de fractures et de décéder prématurément.

Les femmes buvant trois verres ou plus de lait par jour ont un risque relatif de décès « de 90% plus élevé » et un risque de fracture de la hanche « de 60% plus élevé » comparé à celles qui boivent moins d’un verre par jour, explique le Pr Karl Michaelsson principal signataire de l’étude.

Le lien est moins prononcé chez les hommes

En ce qui concerne les hommes, on observe également le lien statistique entre grande quantité de lait consommé et risque de décès mais « de manière moins prononcée » alors qu’aucun lien n’est observé pour les fractures.

Les chercheurs ont analysé des données recueillies sur deux groupes. L’un comportait environ 60 000 femmes de 39 à 74 ans, interrogées sur les habitudes alimentaires et de vie dans le cadred’une campagne de dépistage du cancer du sein. L’autre groupe concernait un groupe de 45 000 hommes de 45 à 79 ans. On a quantifié les quantités de lait bu quotidiennement: entre moins d’un verre, un à deux verres, deux à trois verres et plus de trois verres. Les quantités de lait fermenté (comme le yaourt) et de fromage consommés ont également été prises en compte.

Seulement un travail « d’observation »

L’analyse qui concerne les produits laitiers -lait fermenté et fromage- montre également un lien statistique avec fractures et décès, mais « dans le sens inverse ». »Les femmes consommant beaucoup de fromage et produits à base de lait fermenté ont un taux de mortalité et fracture plus bas que celles qui en prennent peu », observent les chercheurs.

Toutes ces études doivent cependant « être interprétées avec prudence » car il s’agit surtout d’un travail « d’observation » qui mériterait d’être confirmé, soulignent-ils. L’analyse tient de l’observation et aucune relation de cause à effet n’a été formellement démontrée.

Le D-galactose présent dans le lait en cause?

Mais les scientifiques suédois émettent une hypothèse pour expliquer l’éventuel effet néfaste du lait à haute dose chez les adultes: la présence en quantité importante de sucres spécifiques, lactose et D-galactose, qui sont peu présents dans les produits fermentés.

Le D-galactose pourrait jouer un rôle dans le « stress oxydant » des cellules et l’inflammation des tissus: des expériences ont démontré que ce produit injecté chez des souris provoquait le vieillissement prématué. « Il pourrait y avoir un lien avec le lactose et galactose qu’il y a dans le lait (…) mais une telle relation de cause à effet doit encore faire l’objet d’expérimentations », indique l’équipe suédoise.

« Il s’agit d’une étude intéressante, bien conçue mais, comme disent les auteurs, la prudence est de mise », commente la diététicienne et nutritionniste britannique Gaynor Bussell. « On ne peut pasconclure sur une relation de cause à effet car il se peut qu’il y ait un autre facteur difficile à identifier qui va de pair avec la consommation de lait et qui provoque une mortalité accrue et des fractures. »

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